Cultissime :
The Cure au Bataclan,
le 17 décembre 1979

2 septembre 2019
A seulement 20 ans, la bande de Robert Smith se produisait pour la toute première fois à Paris sur les planches du Bataclan. Le 17 décembre 1979 signe un concert très spécial pour les fans français, décrit dans Télérama :
Quatre dizaines de fans sont en avance et on nous laisse entrer. Surprise, le groupe est toujours sur scène, il n’a pas fini la balance. Robert Smith au milieu : pull col en V rouge, coiffure hérisson, Jazzmaster ivoire sur laquelle il égrène des arpèges cristallins. Lol Tolhurst martèle ses toms. Simon Gallup à la basse. Plus aux claviers Matthieu Hartley. Le mini-concert privé n’a pas duré longtemps, c’était un avant-goût du set à venir, limpide et sec, plein de frictions sonores et promettant déjà le sublime et brumeux Seventeen Seconds.

La composition du groupe change au fil des ans mais le talent reste. « Cure » comme on le disait en 1979, c’était une patte, un style musical à part entière, le petit truc en plus qui faisait se déplacer les foules années après années.

Pour fêter leurs 20 ans (mais cette fois-ci d’existence), The Cure choisir de revenir au Bataclan à la surprise générale ! Après avoir rempli des stades et des salles gigantesques, c’est au plus près de son public que le groupe souhaite souffler ses bougies. Une bande de privilégiés assistent médusés à cette « délicieuse gourmandise » :

Après un Bercy complet trois semaines auparavant, The Cure donne un concert surprise dans la salle parisienne où il fit ses premiers pas. Si la formation a encore évolué (Boris Williams a laissé les baguettes au jeune Jason Cooper, et Porl Thompson la guitare à Perry Bamonte, qui cède les claviers au revenant Roger O’Donnell) les fans de la première heure sont là. Et ils ne sont pas déçus, le concert prenant la forme d’un best of qui remonte le temps : deux titres de chaque album en partant du plus récent (et mineur) Wild Mood Swings jusqu’au premier, éponyme et le fameux Killing An Arab. L’occasion de réentendre quelques titres non (ou peu) joués depuis des lustres : Piggy In The Mirror, The Figurehead, M ou Grinding Halt. Une délicieuse gourmandise.

Hugo Cassavetti, François Gorin, Frédéric Péguillan pour Télérama